monastère

de santo domingo

Le Monastère de Santo Domingo qui appartient à l’Ordre des Prêcheurs fut fondé en 1258 par le roi de Navarre Teobaldo II. Il est érigé sur un terrain donné à l’Ordre par l’évêque Pedro Ximénez de Gazolaz, à la demande du roi. En 1270 ce monarque léga dans son testament de l’argent grâce auquel furent construits l’église, la sacristie, la salle capitulaire, l’infirmerie, le parloir, la cuisine, l’hôtellerie et le dortoir. Des années plus tard, à l’aide du noble Castillan Nuño González de Lara, les moines construisirent un grand réfectoire d’une nef, en plus de la cave, de la porterie et d’une partie du cloitre.

En 1577, l’Ordre sollicita au royaume le don de terres vu la pauvreté de la communauté et les services rendus à la ville. Son activité dura jusqu’en 1809 où la guerre d’Indépendance y mis fin. En 1839 lors du désamortissement de Mendizábal, le monastère fut définitivement abandonné et tomba en ruines. En 1906, la mairie d’Estella empêcha l’utilisation des pierres des ruines du couvent pour construire le quartier militaire.

En 1962, le couvent a été refondé après la remise en état de la toiture de l’église et d’une partie des bâtiments. En 1970, les moines abandonnèrent le couvent. Il fut réhabilité en 1981 comme maison de retraite.

Le monastère représente la première apparition du gothique à Estella. Les dépendances de cet ensemble austère et imposant s’articulent autour du cloitre. L’église, une surface rectangulaire à une nef, présente un chevet plat avec une fenêtre de style gothique. L’intérieur de l’église permet de découvrir plusieurs sépulcres gothiques et l’extérieur met en valeur de massifs contreforts.

La façade présente un oculus et deux armoiries en pierre, avec l’emblème de la Navarre et l’étoile à 16 branches.