vieux hôtel
de ville
Cet édifice abrite actuellement l’Office de Tourisme au rez-de-chaussée et le Centre d’Interprétation de la ville dans ses étages supérieurs.
C’est à cet endroit que se trouvait l’Église de Saint-Martin de Tours, dévotion importée par les Francs qui peuplèrent le nouveau bourg durant le xie et xiie siècle, en lui donnant d’ailleurs son nom. Le conseil municipal se réunissait sous le portique de l’Église, et tous ses habitants pouvaient être appelés au son de la cloche pour résoudre les questions concernant le bourg. De nouveaux espaces s’ajoutèrent à l’église en vue de l’adapter à la demande créée par sa fonction de Maison du Conseil. En raison de la prééminence du site, plusieurs demeures furent démolies au xvie siècle pour donner forme à la place actuelle de Saint-Martin en y érigeant la fontaine au centre.
L’église et ses annexes furent démolies au xviiie siècle pour construire la nouvelle Mairie de style baroque. La façade en belles pierres de taille, présente deux corps et un attique, étant articulée par trois groupes de colonnes et pilastres s’appuyant sur de hauts piédestaux. Le premier corps se distingue par sa porte principale encadrée d’une large moulure. À l’étage noble s’étend un long balcon en fer forgé d’origine, avec deux baies encadrées également de larges moulures. L’attique se compose d’une galerie en arc en plein cintre selon les principes de l’architecture seigneuriale typique de la vallée de l’Èbre, et termine par un auvent en bois sculpté qui repose sur des encorbellements décorés de jeunes atlantes dévêtus.
La façade héberge trois blasons : les deux de la ville placés sur le balcon et, un troisième de Navarre, sur la porte, ce qui est assez surprenant étant donné que celui qui sculpté correspond à l’époque du Moyen Âge, aux dynasties de Navarre d’origine française.
Aux environs de 1908, la Mairie changeait son domicile de l’autre côté de la rivière, et ce palais devenait alors le siège du palais de justice jusqu’en 2010.
En 2018, l’Office de Tourisme a été déplacé là-bas, puis le Centre d’Interprétation de la ville Est(r)ella-(L)izarra a été créé.